Les voies d'éligibilité
Trois voies donnent accès au visa de retraite : la détention d'un bien immobilier d'une valeur d'au moins 2 millions d'AED (selon l'évaluation du DLD), une épargne de 1 million d'AED sur un compte bancaire émirien, ou des revenus d'activité mensuels de 20 000 AED issus d'une pension, de placements ou d'un emploi. La voie immobilière est la plus prisée, car elle satisfait aux conditions de résidence tout en générant des revenus locatifs.
La suppression du seuil de 750 000 AED pour le visa immobilier classique, ainsi que la réforme du traitement des prêts hypothécaires pour le Golden Visa, ont profondément redessiné le paysage de la résidence adossée à l'immobilier. Les retraités dont le patrimoine immobilier dépasse 2 millions d'AED ont tout intérêt à se demander si le Golden Visa (dix ans, sans condition d'âge) leur offre de meilleures conditions que le visa de retraite (cinq ans, à partir de 55 ans).
Points de structuration à considérer
Un bien détenu par l'intermédiaire d'une société JAFZA Offshore peut ouvrir droit au visa de retraite, mais la demande exige alors des justificatifs supplémentaires établissant le lien entre le demandeur et l'entité propriétaire du bien. La détention en nom propre simplifie les démarches de visa, mais elle complique la transmission successorale, une difficulté qu'une structure fiduciaire permet de résoudre.
Pour les retraités qui comptent rester actifs (conseil, mandats d'administrateur, gestion de placements), le Golden Visa se révèle souvent plus adapté, car il autorise une activité économique pleine et sans restriction. Le visa de retraite, lui, est conçu pour l'autonomie financière et non pour l'exercice d'un emploi. Polaris vous conseille sur la voie qui correspond le mieux à votre situation personnelle et à vos projets de long terme.
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Le visa de retraite des Émirats est un titre de séjour de cinq ans renouvelable, destiné aux personnes âgées de 55 ans et plus, ouvert selon l'une de trois voies financières. La première repose sur un investissement immobilier aux Émirats d'au moins 1 million d'AED. La deuxième suppose une épargne liquide d'au moins 1 million d'AED auprès d'une banque ou d'un établissement financier émirien. La troisième exige un revenu mensuel vérifié d'au moins 20 000 AED (ou 180 000 AED de revenus cumulés sur la dernière année). Le visa est accessible aux non-résidents qui en font la demande depuis l'étranger comme aux résidents déjà présents aux Émirats. Il permet de parrainer son conjoint et ses enfants selon les règles habituelles.
| Voie | Seuil minimal | Justificatifs | Profil concerné |
|---|---|---|---|
| Investissement immobilier | 1 M AED (bien achevé, détenu sans crédit) | Titre de propriété, quitus de charges Mollak | Acheteurs souhaitant une résidence aux Émirats et un actif valorisable |
| Épargne liquide | 1 M AED en banque ou en placement aux Émirats | Relevé bancaire, certificat de dépôt à terme | Retraités vivant de revenus de portefeuille, sans exposition immobilière |
| Revenu mensuel | 20 000 AED par mois, vérifiés | Attestation de pension, revenus locatifs, dividendes | Retraités disposant d'une pension ou d'une rente substantielle |
La voie immobilière : quel million d'AED compte réellement
Le seuil immobilier de 1 million d'AED vise un bien achevé et détenu sans crédit ; un bien sur plan n'est pas admissible avant sa livraison. Un bien financé par un prêt n'ouvre droit au visa que si le demandeur en détient au moins 1 million d'AED en valeur nette ; le schéma habituel reste l'achat sans crédit. Plusieurs biens dont la somme atteint 1 million d'AED peuvent être cumulés, et l'immobilier commercial est admis au même seuil. Le bien doit rester au nom du demandeur pendant toute la durée du visa ; une vente avant le renouvellement met fin au droit au visa par cette voie. Pour qui n'aurait pas autrement acheté de bien aux Émirats, cette voie immobilise des capitaux, là où les voies de l'épargne ou du revenu procurent le même visa sans cette contrainte.
Pourquoi le visa de retraite émirien tire son épingle du jeu
Comparé aux visas de retraite européens (D7 portugais, visa non lucratif espagnol, résidence élective italienne, FIP grec), le visa de retraite émirien n'emporte en lui-même aucune obligation de résidence fiscale, aucune durée minimale de présence physique au-delà des règles ordinaires du visa de résidence (une entrée tous les 180 jours), aucun test de langue et aucune dépense minimale dans le pays. Le seuil (1 million d'AED, soit environ 270 000 USD) se situe nettement en deçà de l'exigence patrimoniale effective du D7 portugais lorsqu'on y ajoute l'achat d'un bien. L'absence totale d'impôt sur le revenu des personnes, l'absence de droits de succession, la stabilité de l'ancrage AED-USD et la qualité des liaisons aériennes font de l'option émirienne une proposition d'une rare simplicité.
Famille et couverture santé
Le retraité peut parrainer son conjoint et ses filles non mariées dans le cadre du dispositif ordinaire de parrainage familial. Les fils majeurs dépassent la limite d'âge du parrainage classique, mais ils peuvent obtenir leur propre visa sur un fondement autonome. L'assurance santé est obligatoire ; pour les demandeurs de plus de 55 ans, les fourchettes de primes sont nettement plus élevées que pour des résidents plus jeunes. Une couverture complète type pour un couple de retraités se situe entre 30 000 et 60 000 AED par an et par personne, et grimpe fortement avec l'âge et les antécédents médicaux. C'est le poste le plus sous-estimé du budget global d'une retraite aux Émirats.
Banque, succession et substance
L'ouverture d'un compte bancaire personnel aux Émirats pour un non-résident a longtemps constitué le point de friction de la planification d'une retraite-résidence. Depuis 2023, les grandes banques émiriennes ont simplifié la procédure pour les retraités disposant de revenus et d'actifs vérifiables ; l'ouverture du compte aboutit en général en trois à six semaines. Sur le plan successoral, les retraités étrangers ont intérêt à envisager soit un testament DIFC ou ADGM (le seul mécanisme qui écarte les règles d'héritage de la charia applicables par défaut aux non-musulmans aux Émirats), soit une structure de fondation pour les patrimoines plus importants. Les services de fondation sont un complément que Polaris propose fréquemment aux clients retraités détenant plus de 5 millions d'AED de patrimoine situé aux Émirats.
- Visa de cinq ans renouvelable pour les plus de 55 ans ; trois voies : 1 M AED en immobilier, 1 M AED d'épargne ou 20 000 AED de revenu mensuel.
- La voie immobilière exige un bien achevé (et non sur plan) ; plusieurs biens peuvent être cumulés pour atteindre 1 M AED.
- Face aux visas de retraite européens : aucune durée de présence minimale, aucun test de langue, aucune obligation de résidence fiscale.
- La prime d'assurance santé est le poste le plus lourd : de 30 à 60 000 AED par an et par personne pour les retraités, en hausse avec l'âge.
- Un testament DIFC ou ADGM, ou une fondation, écarte les règles d'héritage de la charia applicables par défaut aux retraités non musulmans.
Le regard de Polaris
Polaris accompagne la planification d'une retraite-résidence : nous coordonnons l'acquisition immobilière, les demandes de visa et le suivi de la conformité pour les personnes qui s'installent durablement aux Émirats.
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