DIFC et ADGM : les évolutions réglementaires de 2025

22 octobre 2025

Droit et réglementationEntreprise et droit
Immeuble de bureaux moderne en verre reflétant le ciel

Les deux centres financiers internationaux des Émirats sont en évolution réglementaire permanente : chacun affine son cadre, ajuste sa grille tarifaire et renforce ses exigences de conformité pour répondre aux normes internationales et à la dynamique concurrentielle. Pour les entités qui y sont immatriculées, se tenir à jour n'a rien d'optionnel.

DIFC : un filet resserré autour des bénéficiaires effectifs

Le DIFC a renforcé ses obligations de déclaration des bénéficiaires effectifs, en cohérence avec le cadre UBO élargi des Émirats et leurs engagements de conformité au GAFI. Toutes les entités immatriculées au DIFC doivent désormais déposer une déclaration de bénéficiaire effectif dans les 30 jours suivant toute modification de leur structure de détention. Le registre des sociétés (Registrar of Companies) a renforcé l'examen des déclarations annuelles afin de vérifier que les déclarations UBO sont à jour, exactes et cohérentes avec les statuts de l'entité.

Les sanctions en cas de manquement ont été précisées et rendues publiques : l'absence de déclaration ou la communication d'informations inexactes peut entraîner des amendes pouvant atteindre 10 000 USD, ainsi que d'éventuelles sanctions administratives, dont la suspension de la licence commerciale de l'entité. Le message concret est limpide : la conformité UBO n'est plus une formalité ponctuelle, mais une obligation continue qu'il faut entretenir sans relâche.

Architecture moderne du quartier financier du DIFC
Le DIFC comme l'ADGM continuent d'affiner leurs cadres réglementaires pour répondre aux normes internationales et aux attentes du marché.

ADGM : une modernisation du cadre des sociétés

L'autorité d'enregistrement de l'ADGM a actualisé plusieurs volets de son règlement sur les sociétés de 2020 (Companies Regulations 2020). Parmi les changements clés figurent des obligations clarifiées pour les agents enregistrés, des grilles tarifaires révisées pour les renouvellements annuels et les modifications d'entités, ainsi que des dispositions élargies pour les véhicules à objet spécial (SPV), dont une baisse des frais applicables aux structures de détention. Il s'agit là d'une réponse concurrentielle directe à la tarification du DIFC sur ce segment.

L'ADGM a également étendu son cadre réglementaire applicable aux actifs virtuels, en créant de nouvelles catégories pour les services de conservation et de staking d'actifs numériques. La juridiction se place ainsi à l'avant-garde mondiale de la réglementation des cryptoactifs.

Les conséquences concrètes

Pour les entités présentes dans les deux juridictions, les conséquences concrètes tiennent à la gestion de la conformité. Les déclarations annuelles doivent être déposées dans les délais : le DIFC applique des pénalités de retard à partir de 100 USD par jour. Les registres UBO doivent être tenus et actualisés en permanence. Quant à la conformité en matière de protection des données, au titre de la loi du DIFC et du règlement de l'ADGM, elle exige une gestion active de la part des entités qui traitent des données personnelles de clients.

Le coût de la conformité au DIFC et à l'ADGM a augmenté. Mais la valeur d'une présence au sein de leurs cadres réglementaires a, elle aussi, progressé : ce sont des cadres que les contreparties et les banques internationales exigent de plus en plus.

En sa qualité d'agent enregistré auprès du DIFC et de l'ADGM, Polaris gère la conformité administrative, les déclarations annuelles, les mises à jour UBO et la correspondance réglementaire. Contactez-nous à l'adresse info@polaris.ae.

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